Avec Frédéric Ozier, Anne-Sophie Rohr et en alternance Selvi Purro /Johanne Kneubühler-Faivre et Charlotte Reymondin /Ariane Christen

Et la précieuse participation de Mathieu Loth

Etre ou disparaître. Disparaître et ré-apparaître.
S. est une proposition. Un moment intime et privliégié
Une expérience de l’éphèmère.
Chacun cherche sa place
Dans S. tout vous est permis : communiquer, vous déplacer, boire, manger…
Dans S. vous serez touchés, surpris, tentés… mais il ne vous arrivera rien de grave, si ce n’est d’exister.

Co-production : Théâtre du Moulin-Neuf

Tournées : Théâtre de l’Usine Genève, Nouveau Monde, Théâtre du Dé, Silo-Renens, Bercher

Avec le soutien de Migros Vaud et de la Burki-Stiftung

« Nous attendons dans le foyer du théâtre. Les murs sont couverts d’images, de phrases,d’articles. Nous sommes bombardés d’informations sur comment s’affirmer, comment aller mieux, mieux manger, mieux vivre, être soi-même…Puis une porte s’ouvre. De derrière parvient une musique lancinante, répétitive. Nous nesavons pas très bien quoi faire. Quelqu’un ose s’aventurer et entre. Puis chacun de nous, lentement, presque cérémonieusement.Du seuil de la salle, tout est bleuté, sombre. La musique devient hypnotisante. Instinctivement, sans savoir si cela a commencé, nous nous mettons à chuchoter. À droite de l’entrée, on distingue un objet carré blanc : un frigo !

L’espace est rempli de chaises, des chaises de bureau à roulettes. Sur 2 d’entre elles, un homme et une femme. Dans un coin, une fille qui se camoufle dans un grand duvet. Une autre ailleurs donne des instructions. Elle montre des directions, déplace les chaises. Petit à petit nous nous asseyons, là où il y a de la place. Certains se placent le plus près possible des murs. D’autres, plus téméraires, se mettent sur les chaises du centre.
Tout semble flotter. Les comédiens commencent à entrer en relation avec nous. Personnellement. Ils écrivent de petits mots sur des post-it qu’ils distribuent à certains d’entre nous. Nous comprenons qu’il n’y aura pas de scène, que nous sommes au milieu de l’action. Nous tournons sur nous-même, roulons un peu… C’est une position à la fois agréable (de pouvoir choisir et bouger) et inconfortable (les autres me regardent !)
La lumière monte. Et tout à coup, tout va très vite. Nous ne recevons que des bribes d’informations. Il semble y avoir urgence, nécessité. Les comédiens semblent avoir besoin de notre approbation, de notre regard. Ils se présentent à nous, un à un, comme lors d’un entretien d’embauche ou un speed dating…

Durant une heure, trois femmes et un homme nous livrent une part d’eux-mêmes, se mettent à nu. Essayent d’attirer notre attention, d’être aimés. Chacun d’entre nous ne reçoit pas les mêmes fragments de vie. Tout n’est pas donné à tout le monde… On a l’impression que l’on va devoir choisir, a un moment donné,
Au milieu de tout cela, un autre homme. On ne l’avait pas aperçu avant. Il est assis parmi nous, avec nous. Ou peut-être avec eux ? Par moments il intervient à l’oreille de certains. Il pose des questions, cherche, pousse les réactions des uns et des autres.

Finalement, qui est dans le spectacle ? Qui est dehors ? En quoi consiste S. ?
Lorsque les comédiens ont disparu (littéralement) il ne reste plus que nous. Encore une fois on ne sait quoi faire. Applaudir ? À nous de continuer le spectacle ? Quel spectacle ? »

« Je fais comme si je voulais être seule, mais en fait j aimerais bien que quelqu’un vienne. »

 

photos: Neda Loncarevic

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